Pourquoi le sucre donne-t-il encore plus envie de sucre ? Comprendre le cercle vicieux
Vous avez mangé un dessert et, quelques heures plus tard, vous avez de nouveau envie de chocolat, de biscuits ou de quelque chose de sucré ? Vous vous dites peut-être que vous manquez simplement de volonté.
Pourtant, les envies de sucre ne sont pas toujours une question de volonté. Le sucre peut s’inscrire dans un véritable cercle vicieux, dans lequel plus on consomme certains aliments très sucrés, plus l’envie de les retrouver peut devenir fréquente.
Comprendre ce mécanisme est une première étape pour reprendre le contrôle de son alimentation.
Pourquoi a-t-on autant envie de sucre ?
Le goût sucré procure une sensation de plaisir et peut participer à l’activation du système de récompense du cerveau. C’est notamment pour cette raison que certains aliments très sucrés sont particulièrement difficiles à limiter lorsqu’ils sont consommés régulièrement.
Le problème apparaît lorsque le sucre devient une réponse automatique :
fatigue → envie de sucre → consommation → plaisir immédiat → nouvelle envie quelques heures plus tard.
Ce phénomène peut être particulièrement marqué en fin de journée, lorsque la fatigue, le stress ou les habitudes alimentaires entrent en jeu.
Le fameux « besoin de sucre » en fin de journée
Vous connaissez peut-être cette situation : la journée s’est bien passée, mais après le dîner, une envie irrépressible de chocolat, de glace ou de biscuits apparaît.
Pourquoi le soir ?
La fatigue peut diminuer la capacité à résister aux envies alimentaires. Le stress de la journée peut également favoriser la recherche d’aliments réconfortants.
À cela peuvent s’ajouter des repas trop légers ou déséquilibrés pendant la journée. Lorsque l’organisme n’a pas reçu suffisamment d’énergie ou de protéines, la faim peut être plus difficile à gérer.
Résultat : le placard à biscuits devient beaucoup plus difficile à ignorer le soir.
Sucre, glycémie et fringales : quel rapport ?
Les aliments riches en sucres rapidement disponibles peuvent entraîner une augmentation rapide de la glycémie. La réponse insulinique qui suit permet à l’organisme de réguler cette glycémie.
Mais tous les glucides ne se comportent pas de la même manière et l’effet dépend également de la quantité consommée, de la composition du repas et de nombreux autres facteurs.
C’est pourquoi il est souvent plus pertinent de s’intéresser à l’ensemble de son alimentation plutôt que de supprimer systématiquement tous les glucides.
Associer davantage de protéines, de fibres et d’aliments peu transformés aux repas peut notamment contribuer à une meilleure satiété.
Est-il possible de devenir « accro » au sucre ?
Le terme « addiction au sucre » est très utilisé sur Internet. Cependant, il faut rester prudent : chez l’être humain, la dépendance au sucre n’est pas considérée comme une addiction au même titre qu’une substance comme la nicotine.
En revanche, certaines personnes peuvent développer une relation très difficile avec les aliments très sucrés, avec des envies répétées, des compulsions et une impression de perte de contrôle.
Le problème n’est donc pas forcément le sucre présent dans un fruit ou dans un aliment naturellement sucré.
Il peut davantage concerner la répétition de produits très sucrés, très transformés et particulièrement faciles à consommer en grande quantité.
Comment casser le cercle vicieux du sucre ?
La première étape n’est pas forcément de supprimer brutalement tout ce qui contient du sucre.
Il peut être plus utile de commencer par identifier les moments où les envies apparaissent :
- envie de sucre après le déjeuner ;
- fringales vers 16 ou 17 heures ;
- envie de chocolat après le dîner ;
- grignotage devant la télévision ;
- consommation de sucre lorsque l’on est stressé ;
- envie de manger même sans réelle sensation de faim.
Cette observation permet de distinguer la faim physique, l’habitude, l’émotion et l’envie de récompense.
Quelques habitudes peuvent également aider : privilégier des repas rassasiants, augmenter progressivement les fibres et les protéines, éviter de rester de longues heures sans manger lorsque cela entraîne ensuite des compulsions et limiter la consommation automatique de produits très sucrés.
Et si le problème n’était pas votre régime… mais vos envies ?
C’est une question importante.
Lorsqu’une personne commence régulièrement un régime puis abandonne quelques jours plus tard à cause de fortes envies de sucre, le problème n’est pas forcément un manque de motivation.
La difficulté peut venir du fait que le contrôle alimentaire est devenu permanent, alors que les envies, elles, restent présentes.
Chez Lasena, l’accompagnement autour des envies de sucre et du contrôle du grignotage s’inscrit dans une approche par laser auriculaire, basée sur des points de l’oreille utilisés en auriculothérapie.
L’objectif est d’accompagner les personnes qui souhaitent mieux gérer leurs envies et modifier certaines habitudes alimentaires.
Le laser auriculaire ne remplace évidemment pas une alimentation équilibrée ni un suivi médical lorsque celui-ci est nécessaire.
Envie de sucre : faut-il forcément arrêter complètement le sucre ?
Pas nécessairement.
L’objectif n’est pas forcément de vivre sans jamais manger de dessert, de chocolat ou de pâtisserie.
L’enjeu peut plutôt être de retrouver une consommation choisie, et non automatique.
Manger un dessert parce qu’on en a réellement envie est différent de chercher compulsivement quelque chose de sucré tous les soirs sans parvenir à s’arrêter.
C’est cette différence qui peut changer complètement la relation avec le sucre.
Vous avez constamment envie de sucre ?
Si vous avez l’impression de penser régulièrement au sucre, de grignoter entre les repas ou de ne pas réussir à contrôler vos envies sucrées le soir, il peut être intéressant de chercher ce qui déclenche ces envies plutôt que de multiplier les régimes restrictifs.
Chez Lasena, nous proposons un accompagnement par laser auriculaire pour les envies de sucre et le grignotage, dans nos centres.
L’objectif : vous aider à travailler sur vos habitudes et votre relation aux envies alimentaires, notamment lorsque le sucre prend trop de place dans votre quotidien.





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